Haïlé Sélassié Ier (1892-1975)

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Qädamawi Haylä Sellassié (1884-1967)

 

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Qui est Haylé Sellassié ? Quelle importance a-t-Il pour les Rastas et dans quelle mesure cette importance est-elle justifiée ? Quelle trace a-t-il laissé lors de ses 45 années de règne ?

I-man Jah Sensie propose ici quelques éléments de réponse. Pour toute question ou réaction n'hésitez pas à m'écrire !

Hayle Sellassié Ier, empereur (neguse negast, Roi des Rois) d'Ethiopie de 1930 à 1974, est né sous le nom de Täfäri, qui signifie en amharique "celui qui est craint", à Ejersä Goro, non loin de la ville de Harar (sud-est de l'Ethiopie) où son père, Ras Makonnen (1852-1906) exerçait le gouvernorat. Sa mère, Woyzero Yeshimabet est décédée le 14 mars 1894, à l'âge de 30 ans ; Tafari Makonnen ne l'a donc pas connu.

Dans son autobiographie, My Life and Ethiopia's Progress (Heywatenna YeItyopya Ermdja, 1973, la traduction n'existe qu'en anglais grâce à E. Ullendorf), écrite en 1937 lors de son exil en Grande-Bretagne, Sa Majesté évoque longuement les étapes de la vie de son père pour lequel il éprouvait une grande admiration. Grand meneur d'hommes et soldat aguerri, Ras Makonnen a été un des vainqueurs de la bataille d'Adwa qui permit à l'armée de l'empereur Ménélik II (Degmawi Ménilek) de repousser l'invasion italienne, en 1896 (déjà...). Sa Majesté grandit donc au plus près du pouvoir impérial, puisque son père était pressenti jusqu'à sa mort comme un successeur potentiel de Ménélik. Ainsi, très tôt, il fut nommé dedjazmatch (1er novembre 1905, à 13 ans !), titre qui donne des pouvoirs judiciaires et militaires mais purement honorifique alors (Sa Majesté le concède). Orphelin dès 1906, Tafari a pu bénéficier de l'enseignement de Français (tels que le Dr Vitalien, guadeloupéen d'origine, ou Mgr Jarosseau, un moine capucin, entre autres), très présents à Harar, ville proche de Djibouti (colonie française), dès l'âge de 4-5 ans : ainsi il parla et pu lire très tôt le français, ainsi que l'amharique et le gueuze (langue liturgique, ancienne). A la mort de son père, il fut accueilli à la cour impériale par Ménélik, à Addis-Abeba : bien que gouverneurs de plusieurs provinces tour à tour (Baso, Sidamo, etc.), ce n'est qu'en 1910 qu'il récupèra la province dirigée par son père.
La fin de règne de Ménélik II connaît des troubles liés à des querelles de succession : très affaibli dès 1911, l'Empereur désigne comme successeur Lidj Iyassu, un de ses petits-fils. Jalou de la popularité de Tafari et désireux de s'approprier ses terres du Harar, Iyassu tente de lui enlever la province malgré le "pacte de non-agression" qui les lie. En 1916, alors que son cousin s'est converti à l'islam, appuyé par les grands aristocrates (Ras Bitwäddäd Tessema, Fitäwrari (fitaorari) Habtä Guiyorguis, etc.) et les chefs de l'Eglise tewahedo, Tafari Makonnen est plébiscité pour remplacer Lidj Iyassu, aux côtés de Zäwditu (Zaoditou), fille de Ménélik, et ainsi accéder au pouvoir. C'est chose faite le 11 février 1917 lorsque Zäwditu est couronnée impératrice (Reine des Rois) d'Ethiopie et Ras Tafari Makonnen proclamé Régent de l'Empire et Prince Héritier.

A suivre...

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Tafari Makonnen à l'âge de 4 ans

Photo prise à Harar sur le perron de la mission catholique française, février 1896.

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